Maîtriser une nouvelle solution technique

Technique nouvelle offrant de nombreuses possibilités techniques inédites, la projection d’isolant nécessite un grand savoir-faire des techniciens. Détail avec Damien Dahai, gérant de Sub Isol, qui applique les produits Isolat France.

« L’utilisation du polyuréthane projeté permet de réaliser une isolation, tout en apportant de l’étanchéité à l’air et en rattrapant les faux niveaux. C’est une solution, qui s’applique en rénovation comme en neuf. Et ce, en une seule application, sur les murs ou sur les sols.

Tous nos chantiers démarrent par une visite technique, afin de faire les relevés de planéité, de définir les points spécifiques et d’estimer la quantité de matériaux nécessaire. Nous participons aussi aux réunions de chantier pour établir, avec les autres corps de métier, quels sont leurs besoins. Ensuite, il faut protéger toutes les ouvertures et les murs sur une hauteur d’environ un mètre. Ce qui nous permet de rendre un travail, on ne peut plus, propre. Avant le début de la projection, nos techniciens refont un contrôle pour s’assurer que tout est bien en place.

Le chantier débute réellement avec l’arrivée in situ de notre unité mobile de projection. Il s’agit d’un camion de 3,5 t, qui possède un groupe électrogène et deux cuves de composants de polyuréthane, permettant de rester autonome toute une journée. L’unité de fabrication chauffe le produit et l’envoie directement dans le tuyau de projection. C’est au niveau du pistolet que se fait le mélange des bi-composants. Il s’agit là, d’une formule unique.

Il y a toujours deux techniciens pour la projection, qui mettent en place une première couche d’accroche de 5 mm. Puis, par couches successives de 2 à 3 cm. Nous pouvons monter jusqu’à 22 cm. L’un des techniciens réalise la projection, l’autre vérifie le niveau, en mettant des croix lorsque la bonne épaisseur est atteinte. Cinq croix par mètre carré. Une fois que la couche de finition a été appliquée, il faut poncer et surfacer.

Il faut savoir que l’expansion dure à peine dix secondes. Et en une minute, c’est sec. Une fois le surfaçage réalisé par ponçage, afin d’obtenir la planéité requise à la pose d’un plancher chauffant, il ne reste qu’à nettoyer le chantier et enlever les protections. A noter que, par rapport aux solutions en panneaux classiques, projeter permet d’englober tous les réseaux et de gommer les imperfections, et donc de remplacer purement et simplement la chape de ravoirage, gain de temps et d’argent. C’est une solution en développement qui, j’en suis sûr, permettra d’apporter des solutions à des problèmes jusque-là, insolubles. En cas de coulage d’une chape fluide sur isolant, nous positionnons un polyane de désolidarisation quadrillé, afin de respecter les obligations des chapistes, notamment le DTU 52.10, et ce, pour faciliter la pose du plancher chauffant par nos amis chauffagistes ».

Y.B.

Publié dans le Bâti & Isolation n°31 du 05-2017
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